La peur de l’échec dans ton quotidien d’entrepreneur

Pendant longtemps j’ai eu peur de l’échec. La phrase qui tournait en boucle dans ma tête était « et si je n’y arrive pas ? et si ça ne marche pas ? ». J’étais terrorisée à cette idée ! 😰 J’avais très peur de passer pour une incompétente aux yeux de tous. 

C’est vrai, l’échec provoque souvent un émotion négative : on se sent triste, dévalorisé, on culpabilise de ne pas être arrivé à notre objectif, on a l’impression d’être incompétente… 

J’ai réussi à prendre du recul sur ça grâce à un livre qui m’a ouvert les yeux sur ce sujet : les vertus de l’échec de Charles Pépin. Je te conseille à 100% si tu es comme j’étais. 

Aujourd’hui j’ai compris qu’il n’y a pas de pire erreur que de vouloir n’en commettre aucune. Cette peur risque surtout de te freiner dans tes projets entrepreneuriaux mais aussi dans ta vie.

1 – Une vision différente de l’échec selon les pays 

Tout d’abord je voulais faire un petit tour d’horizon très rapide sur les différentes façons de voir les choses côté français et côté anglo-saxons. Ce n’est pas une surprise, nous n’avons pas du tout les mêmes mentalités. 🤷🏻‍♀️

Il est en effet très français de dénigrer l’échec. En France, échouer rime avec être coupable. Pire, lorsque tu échoues jeune, c’est parce que tu n’as pas réussi à te mettre sur les bons rails rapidement. En même temps nous demander à 14 ans ce qu’on veut faire pour le reste de notre vie c’est assez précoce. Parce que oui, on t’apprend souvent à l’école que tu vas devoir choisir un chemin unique pour le restant de tes jours… pas du tout anxiogène à cet âge là. 😅

Bonne nouvelle : tu es libre de changer de métier autant de fois que tu le souhaites. Si tu trompes de direction, il n’y a pas mort d’homme. 😅

Dans les pays anglo-saxons en revanche, on considère que l’échec est quelque chose d’humain (ah bon bah ça alors, on finirait par croire le contraire à force). Par exemple, aux Etats-Unis l’échec est vu comme quelque chose d’audacieux. Pourquoi ? Tout simplement car avoir échoué jeune, c’est avoir commencé jeune à chercher sa propre voie. C’est en tâtonnant qu’on arrive à trouver ce que l’on cherche. 

Certains théoriciens de la Silicone Valley vantent même le « fail fast » qui peut être traduit comme « échouer vite ». Le « fail fast » permet le « learn fast » : lorsqu’on échoue vite, on apprend vite. 

Chez les anglo-saxons, le caractère vertueux de l’échec est donc mis en avant. 

2 – Pourquoi changer son regard sur ses échecs ?

Les émotions et l’échec  

Changer son regard sur l’échec c’est d’abord comprendre que nous cherchons avant tout à éviter les émotions qui en découlent, et pas l’échec en lui même. ☝🏼

Si l’échec était bien perçu, il nous apporterait des émotions neutres voir positives selon les cas. Parce que oui, bien souvent l’échec peut être porteur de bonnes nouvelles cachées. 

Le problème est qu’il est perçu en France comme quelque chose de négatif. Par conséquent, les émotions qui en découlent sont … 🥁 négatives. On a peur de ressentir la honte, le jugement des autres, on se sent dévalorisé (et j’en passe). 

Tu l’auras deviné Sherlock, il faut réussir à changer notre perception de l’échec pour ne plus l’associer à des émotions négatives

Bonne nouvelle : tu es la seule qui peut maîtriser tes pensées et décider des émotions que tu ressens (en collaboration avec ton cerveau qui peut avoir un peu de mal à s’y faire, mais promis, il va finir par accepter le changement).  🧠

L’échec comme un apprentissage

Très tôt dans nos vies nous sommes confrontés à cet état d’esprit « échec = nul » : les mauvaises notes à l’école. 

Dans son livre, Charles Pépin nous explique qu’il est « surprenant que le fait de se tromper soit perçu comme humiliant » par les élèves. On finit alors par se convaincre dès le plus jeune âge qu’on est une bonne à rien et que, de toute façon, on sera capable de rien dans notre vie : le cercle vicieux se pointe et c’est dur d’en sortir. 🤨

Finalement, on prend souvent le problème à l’envers. Une mauvaise note ne doit pas être perçue comme un manque de travail, mais plutôt comme un apprentissage. 🤓 Il est mieux de se demander comment on peut s’améliorer pour la prochaine fois plutôt que de se démoraliser et à avoir honte de sa note.

Revenons dans le monde de l’entrepreneuriat. Si tu as pour objectif de lancer ton business, mais que tu te retrouves confrontée à l’échec lors de son lancement, il ne sert à rien de te lamenter sur ton sort. C’est vrai quoi, qu’est ce que tu vas en tirer si tu te mets à baisser les bras, à rester dans ton coin et ne plus vouloir voir personne ? 

Pose toi plutôt les bonnes questions : qu’est ce que j’ai fait qui n’a pas fonctionné? pourquoi ? comment corriger le tir ? quelles autres méthodes je peux adopter pour (re)lancer mon projet ? 

Surtout ne baisse pas les bras, ça ferait trop plaisir à ceux qui te disaient « je te l’avais dit que ton truc c’était foireux ». Donne toi le plaisir de changer de tactique pour réussir et leur répondre « tu vois, je te l’avais dit que j’y arriverais ». 😙

J’aime beaucoup la vision de Thomas Edison sur l’échec. Tu n’es pas sans savoir qu’il a mis du temps avant d’inventer l’ampoule électrique. Quand l’un de ses collaborateurs lui demande un jour comment il peut supporter autant d’échecs, l’inventeur lui répond : « Je n’ai pas échoué, j’ai trouvé 10 000 solutions qui ne fonctionnent pas ». 💡

C’est cette vision des choses qu’il faut adopter ! 

L’échec nous permet d’apprécier les réussites 

Comment comprendre la réelle valeur de quelque chose si tout nous tombe dans les mains sans effort ? 

Lorsqu’on a échoué plusieurs fois avant d’atteindre son but, cela permet de réellement savourer la réussite une fois qu’on l’atteint. 

Cela permet de rester humble, et de ne pas devenir arrogant. On sait ce qu’on a traversé, on sait ce qu’on a appris, on connaît les erreurs à ne pas reproduire.  

3 – Comment apprendre de ses échecs  ? 

Tout échec doit permettre de progresser. Pour cela, tu dois commencer par l’accepter. Il ne faut pas rester dans le déni. 

Puis tu dois prendre du recul et l’analyser. Il y a toujours quelque chose à en tirer, une leçon à retenir lui. 

Détermine alors : 

  • Pourquoi tu n’as pas réussi à atteindre ton but ?
  • Qu’est ce qui n’a pas marché ? 
  • Qu’est ce que tu peux changer pour la prochaine fois? 
  • Qu’est ce qu’il faut que tu retiennes du résultat que tu as obtenu à la place de celui attendu ? 
  • Comment tu aurais pu faire différemment pour arriver au résultat attendu ? 

Finalement, il faut chercher à voir le positif dans toute cette histoire. 

De plus, l’échec te permet de soulever tes points faibles. L’avantage, c’est que tu vas pouvoir mieux les prendre en compte pour les prochaines fois, mais aussi faire en sorte qu’ils diminuent de plus en plus en travaillant dessus. 

Surtout, il ne faut pas baisser les bras, et recommencer encore et encore jusqu’à ce que tu atteignes ton objectif. Vas au bout des choses, échoue encore, mais n’abandonne jamais. 🚀

Ne pas vouloir l’échec c’est ne pas oser prendre des risques.

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